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ATELIER DE PLAIDOYER POUR LE RENFORCEMENT DE LA PROTECTION DE L’ENFANT FACE AUX VIOLATIONS GRAVES DE SES DROITS DANS LES ZONES DE SANTÉ D’UVIRA ET DE RUZIZI

Marcelin Amani 2026-06-19 19:03:00

ATELIER DE PLAIDOYER POUR LE RENFORCEMENT DE LA PROTECTION DE L’ENFANT FACE AUX VIOLATIONS GRAVES DE SES DROITS DANS LES ZONES DE SANTÉ D’UVIRA ET DE RUZIZI

Marcelin Amani 2026-06-19 19:03:00

Uvira, le 19 juin 2026 — MIDEFEHOPS, avec l’accompagnement du Cluster Protection / AoR Uvira et de War Child Alliance, grâce à l’appui financier de Dutch Relief Alliance, a organisé à la salle de l’Économat Général à Uvira un atelier de plaidoyer sur les violations graves des droits de l’enfant documentées dans les zones de santé d’Uvira et de Ruzizi.

Cette activité a réuni les autorités provinciales du Sud-Kivu, les autorités urbaines et territoriales d’Uvira, ainsi que les acteurs humanitaires et communautaires, dans l’objectif de renforcer la protection de l’enfant et l’engagement des parties prenantes en faveur d’actions de prévention et de réponses holistiques adaptées aux besoins des enfants affectés par les conflits et les crises humanitaires.

311 cas documentés dans les zones de santé d’Uvira et de Ruzizi

L’atelier a porté sur les 311 cas de violations graves des droits de l’enfant documentés dans la ville et le territoire d’Uvira. Ces cas ont été enregistrés dans la zone de santé de Ruzizi, notamment dans les aires de santé de Kiliba CEPAC et Kagando, ainsi que dans la zone de santé d’Uvira, dans les aires de santé de Kalundu CEPAC et Kalundu Catholique.

À travers la présentation des données issues du mécanisme de surveillance et de communication de l’information sur les violations graves commises contre les enfants, les participants ont été informés de l’ampleur de la situation et des risques auxquels les enfants restent exposés dans les zones concernées.

Les échanges ont permis de mettre en lumière l’impact du contexte sécuritaire et humanitaire sur la vulnérabilité des enfants, notamment dans les zones affectées par les conflits armés, les déplacements forcés de populations, les tensions communautaires, la pauvreté chronique et les restrictions d’accès aux services essentiels.

Une mobilisation autour de la protection de l’enfant

La ville et le territoire d’Uvira demeurent parmi les zones les plus affectées par les conséquences des conflits armés et des crises humanitaires récurrentes dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les enfants, en particulier les enfants déplacés internes, non accompagnés ou séparés de leurs familles, y sont exposés à de multiples risques de protection.

Les violations graves des droits de l’enfant, notamment le recrutement et l’utilisation des enfants par les groupes armés, les meurtres et mutilations, les violences sexuelles, les enlèvements, les attaques contre les écoles et les structures sanitaires, ainsi que le refus d’accès humanitaire, continuent d’affecter profondément les enfants dans les zones touchées.

Dans ce contexte, cet atelier de plaidoyer a constitué une opportunité de dialogue entre les autorités, les acteurs humanitaires, les structures communautaires et les partenaires de protection, afin de renforcer la compréhension commune de la situation et de promouvoir des actions coordonnées pour prévenir et répondre aux violations graves des droits de l’enfant.

Un engagement des autorités provinciales

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Mugisho Roger, Conseiller du Gouverneur de province chargé de la planification, du suivi et de l’évaluation des projets et programmes, représentant Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province, le Professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki.

Dans son allocution, le représentant du Gouverneur a salué les efforts du Cluster Protection / AoR Uvira, de MIDEFEHOPS, de War Child Alliance, ainsi que l’appui financier de Dutch Relief Alliance pour l’organisation de cette rencontre stratégique.

Il a souligné que la persistance de l’insécurité dans la province continue d’exposer les enfants à de nombreuses violations de leurs droits fondamentaux. Il a également rappelé l’engagement du Gouvernement provincial à soutenir les initiatives visant à renforcer la protection de l’enfant et à promouvoir un environnement sûr, protecteur et favorable au bien-être de tous les enfants affectés par les conflits et les crises humanitaires.

Des échanges orientés vers l’action

Au cours de l’atelier, les participants ont échangé sur les tendances des violations graves des droits de l’enfant, les défis liés à la prévention, à la surveillance, au référencement et à la réponse, ainsi que sur les responsabilités des différents acteurs dans la protection des enfants.

Les discussions ont mis en évidence la nécessité d’une implication accrue des autorités administratives, sécuritaires, judiciaires, humanitaires et communautaires pour renforcer les mécanismes de protection de l’enfant dans les zones concernées.

Les participants ont également insisté sur l’importance de renforcer la collaboration entre les autorités et les acteurs de protection, d’améliorer le suivi des cas documentés, de soutenir les mécanismes communautaires de protection et de promouvoir une réponse concertée face aux violations graves des droits de l’enfant.

Des recommandations pour renforcer la prévention et la réponse

À l’issue des discussions, plusieurs recommandations ont été formulées en faveur du renforcement des mécanismes de prévention, de surveillance et de réponse aux violations graves des droits de l’enfant.

Les autorités présentes ont été invitées à accroître leur implication dans la protection de l’enfance, à soutenir les actions menées par les acteurs humanitaires et communautaires, et à contribuer à la mise en place d’un environnement plus sûr pour les enfants.

Les échanges ont également permis de rappeler la nécessité de renforcer la lutte contre l’impunité, d’améliorer l’accès humanitaire, de garantir la sécurité des prestataires dans les zones d’intervention, et de promouvoir le retrait des éléments armés des écoles, des structures sanitaires et de leurs alentours, afin de préserver le caractère civil et protecteur de ces espaces essentiels pour les enfants.

Une réponse collective pour protéger les enfants

Cette activité a permis de renforcer le dialogue entre les autorités et les acteurs de protection de l’enfance, tout en favorisant une meilleure compréhension de la gravité de la situation dans les zones de santé d’Uvira et de Ruzizi.

Elle a également contribué à mobiliser les parties prenantes autour d’un engagement commun : renforcer la prévention, améliorer la réponse et assurer une meilleure protection des enfants exposés aux violations graves de leurs droits.

Pour MIDEFEHOPS et ses partenaires, la protection de l’enfant demeure une priorité essentielle dans les zones affectées par les conflits et les crises humanitaires. La réponse aux violations graves des droits de l’enfant nécessite une action concertée, un engagement institutionnel fort et une implication active des communautés.

Derrière chaque cas documenté se trouve un enfant dont la dignité, les droits et l’avenir doivent être protégés.

Protéger les enfants, c’est préserver l’avenir.